LES TRESORS D'AUTREFOIS...

LES BEAUX TROUSSEAUX D'AUTREFOIS ...

 
 

Chaque début d’année, nous avons le mois du blanc… qui nous permets de renouveler notre linge de maison.
Plus de trousseau de mariage, mais dans les magasins des piles de draps et de nappes, du blanc, de la couleur, que nous pouvons renouveler suivant nos besoins ou plus exactement suivant nos envies.

Autrefois, chaque jeune fille s’employait à faire elle-même son trousseau.
Trousseau, venant de « trousser » qui signifiait « mettre en paquet ».
Un trousseau était le paquet de linge que toute jeune fille amenait en se mariant.
Elle préparait parfois même son drap mortuaire.
 
 

Que ce soit les femmes de la campagne, les femmes du peuple, mais aussi les nobles dames et les princesses, toutes se sont employées à filer, coudre, broder et denteler

Parfois, un simple drap en chanvre, tissé sur de petits métiers rudimentaires.
Les trousseaux de familles aisées pouvant comporter jusqu’à 33 paires de draps et autant de taies …
Sans oublier les trousseaux des princesses et dames de qualités avec dentelles, broderies, soies, fils d’or …

 
 
De nombreuses heures de patience, souvent bien difficiles pour les toutes petites filles qui dès leur plus jeune âge apprenaient le maniement de la quenouille, des fuseaux et des aiguilles.
Ensuite elles filaient, cousaient, brodaient le tissu et linge de corps.
 
 

Au Moyen âge et jusqu’à la Révolution Française, on envoyait ses filles chez les suzerains, chez les nobles dames, pour apprendre à filer, tapisser et broder auprès des châtelaines.
Ces travaux d’Art de l’aiguille leur permettaient de vendre, pour survivre dignement dans des périodes difficiles, des habits richement embellis et aussi des œuvres magnifiques pour l’Eglise.

Pour les petites filles des campagnes pauvres, les travaux d’aiguilles étaient une obligation, car ils étaient le seul moyen pour elles d’avoir un peu de linge. Parfois le trousseau ne comportait qu’un seul drap en chanvre.
 
 
Dès le XIXème siècle, ces travaux étaient un élément essentiel de l’éducation des petites filles qui devaient devenir de parfaites maitresses de maison.
Leur mère, une gouvernante, un professeur, leur enseignait l’art de la couture, de la dentelle, du crochet, de la broderie et du tricot.
Egalement à filer, tisser, nettoyer et reconnaître les différents tissus, les différentes matières : chanvre, laine, soie, coton …
  Dès 5 ou 6 ans,  les petites filles avaient leur boîte à ouvrage. Reproduction de celle de leur Maman.
Elles commençaient par faire leur marquoir, qui était un morceau de tissu de lin blanc sur lequel elles faisaient des exercices de couture, de raccommodage, des  boutonnières, des fronces, des smocks, des plis…
 

Elles fixaient ces exercices avec des points de bâtis sur la page droite d’un cahier avec les détails et explications sur la page de gauche.

L’abécédaire, au point de croix rouge, qui leur apprenait les lettres de l’alphabet…

Dès 5 ou 6 ans,  les petites filles avaient leur boîte à ouvrage. Reproduction de celle de leur Maman.
 

Elles commençaient par faire leur marquoir, qui était un morceau de tissu de lin blanc sur lequel elles faisaient des exercices de couture, de raccommodage, des  boutonnières, des fronces, des smocks, des plis…Elles fixaient ces exercices avec des points de bâtis sur la page droite d’un cahier avec les détails et explications sur la page de gauche.

L’abécédaire, au point de croix rouge, qui leur apprenait les lettres de l’alphabet…

Dans l’attende des fiançailles et du mariage, les jeunes filles préparaient leur trousseau.
  Elles marquaient chaque pièce à l’initiale de leur patronyme.
Celle de leur fiancé serait brodée plus tard à gauche de la leur.
Il arrive de trouver du linge avec une seule lettre, une jeune fille qui n’aura pas trouvé de mari, ou n’aura pas eu le temps de terminer son travail.
Ces initiales pouvaient être de simples lettres rouges au point de croix pour les plus pauvres, Ou de belles lettres élégantes brodées avec du relief en plumetis. Et pour le linge de grande qualité, des broderies de fleurs, des couronnes nobiliaires, des  blasons  
Draps, taies, édredons, nappes, touailles : simples morceaux de toile qui furent remplacées par les serviettes de toilettes …

Le linge personnel était chiffré aux initiales du prénom et du patronyme de la jeune fille : mouchoirs, fichus, chemises, bas, cache-corsets, jupons, corsages, coiffes …

Le mouchoir de mariée était une des pièces importante du trousseau de mariage des familles aisées, il était brodé aux chiffres de la jeune fille, son prénom et la date du mariage. Toujours pièce de très grande valeur, toute en dentelle d’Alençon ou de Bruges, véritable œuvre d’art.

Chiffrer son linge n’était pas effectué pour n’avoir qu’un seul effet décoratif.
Il était indispensable pour reconnaître son linge lors des grandes lessives faites par les blanchisseuses.

La beauté du chiffrage permettait aussi de montrer son talent, sa qualité, et son rang social.

L’inventaire du trousseau se trouvait dans le contrat de mariage comme les autres biens, il y était consigné le nombre de pièces de linge, leur qualité, leur matière et leur état d’usure.

Il apparaissait aussi dans les testaments.

Et de génération en génération ce beau linge d’autrefois, patiemment cousu, brodé, dentelé, entretenu, ravaudé, repassé, amidonné … a pu arriver jusqu’à nos grand-mères, jusqu’à nous, dans les armoires sentant bon le propre, le lin et la lavande.

 
 
 
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